L’angularité de l’écriture à l’épreuve du NEO PI-R, inventaire de personnalité

Copyright 2002 by Benjamin Thiry


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Abstract

L’échantillon se compose de 67 sujets majoritairement tous-venant ayant accepté de répondre à un questionnaire de personnalité, et de produire un texte sur une feuille blanche. D’un point de vue méthodologique, chaque écriture a été classée dans une des cinq catégories d’angularite. Les résultats nous permettent de retenir notre hypothèse de départ : certains traits psychologiques apparaissent de manière plus fréquente chez des individus dont l’écriture est arrondie que chez ceux dont elle est anguleuse. En ce qui concerne les scripteurs à écriture arrondie, nous avons constaté qu’ils étaient plus enclins aux relations affectueuses et amicales et qu’ils faisaient preuve d’une plus grande nonchalance face à la vie, qu’ils pouvaient se montrer moins ambitieux que la plupart des gens. En ce qui concerne les scripteurs à écriture anguleuse, nous n’avons retenu qu’une seule idée : ils développent plus d’énergie que les autres pour atteindre leurs buts. 


Introduction

Si la graphologie dispose d’un corpus théorique étendu et varié, elle semble éprouver beaucoup de difficultés à lui trouver des fondements solides sur le plan expérimental. L’étude d’une écriture et ses éventuels liens avec certains traits de la personnalité est une entreprise complexe qui met à l’épreuve la sagacité du  chercheur. De nombreuses embûches attendent la personne qui tente de rapprocher telle ou telle caractéristique de l’écriture d’une variable psychologique : objectivation problématique du stimulus, nombre de variables quasi infini (autant que de classifications et de mesures possibles), traitement complexe des données (comment grouper les variables ?), nécessité de recourir à des outils statistiques pointus, adaptés et diversifiés (aux pièges théoriques insoupçonnés), traitement hasardeux des résultats obtenus (question de la signification statistique et des « fausses corrélations » dues à des artefacts méthodologiques), interprétations multiples sous-tendues par les attentes du chercheur en lien avec ses hypothèses de base (ne pas confondre corrélation et causalité), confrontation des résultats avec la théorie de base – tous  deux complexes – et tout cela dans un contexte scientifique passionnel scindé en deux : les « pro »  et les « anti-graphologie ».

Conséquence logique de cette situation, les expériences répondant aux critères actuels de la recherche en sciences psychologiques ayant pour objet la graphologie semblent se compter sur les doigts d’une main. Cela ouvre ainsi la porte à un territoire déjà peuplé mais qui demande encore à être creusé.  La présente étude découle d’une recherche plus étendue visant à rapprocher certaines variables graphologiques de variables psychologiques issues d’un questionnaire de personnalité (NEO PI-R). Cette recherche s’est basée sur un échantillon de 67 sujets majoritairement « tout-venant », volontaires à la passation du questionnaire et à la rédaction d’un récit sur une feuille A4 blanche. Les résultats obtenus à cette occasion nous ont notamment permis de dégager les liens qui existent entre l’angularité de nos écritures et certaines variables de l’inventaire de personnalité (Thiry 2001).

Nous allons sommairement présenter les résultats issus de cette recherche concernant l’angularité de l’écriture. Nous avons pleinement conscience que l’étude d’une espèce graphique telle que l’angularité de l’écriture réduit la méthodologie graphologique. En effet, celle-ci spécifie que la déduction de traits psychologiques nécessite une observation globale de l’écriture ou tout du moins la prise en compte de « groupes de variables » communément appelés « syndromes » par les graphologues. Cependant, un dispositif expérimental implique une réduction des données susceptible de déboucher dans un deuxième temps à une réorganisation du dispositif.

Le but de cette recherche n’est nullement d’asseoir une théorie et de donner crédit à tel ou tel supposé graphologique mais bien de dégager des pistes pour de futures explorations.

Définition graphologique de l’écriture anguleuse et de l’écriture arrondie

Une écriture anguleuse est une écriture au sein de laquelle des gestes graphiques enseignés sur le mode de la courbe sont transformés afin de présenter un profil plus linéaire. L’angle est un changement subit dans la direction du tracé.

Crepieux-Jamin (1930, p. 113) classe l’écriture dite « anguleuse » dans le genre de la forme et l’oppose à l’écriture « arrondie ». Il définit l’écriture anguleuse comme suit : « L’écriture anguleuse est caractérisée par l’accentuation des angles normaux du modèle calligraphique ou le remplacement des courbes normales par des angles. Elle procède d’un mouvement dur, cassant, qui lui donne sa principale signification. »

La réalisation graphomotrice d’un angle demande une énergie plus grande car le rythme de l’écriture est interrompu dans son élan afin de changer de direction de manière soudaine.  L’angle peut se remarquer à tout niveau de l’écriture mais est plus fréquent et manifeste dans la constitution des m et des n ainsi que dans les liaisons inter-lettres.

J. Peugeot et al (1986, p. 82) nous précisent que : « Le geste anguleux correspond à un net changement de direction ; il est intersection plus que continuité ; c’est un geste de rétraction qui peut être ferme mais qui devient vite emprunt de raideur, il entre dans les signes de contrainte et de tension. »

En ce qui concerne l’écriture arrondie, Crepieux-Jamin  (1930, p. 125) nous la définit en ces termes : « L’écriture arrondie est celle dont les courbes calligraphiques normales sont accentuées ou dont les angles normaux sont remplacés par des courbes. L’écriture ronde est le degré extrême de cette espèce graphique ; les écritures en guirlandes et arquées en sont des dérivés. »  Le terme de « curviligne » est utilisé comme synonyme graphologique de l’écriture arrondie. Les formes extrêmes de cette espèce curviligne renvoient aux espèces : « dodue », « gonflée », « en surface ».

L’écriture calligraphique concilie les traits courbes et rectilignes. L’évolution subjective des écritures nous permet cependant de constater que certains scripteurs privilégient l’un ou l’autre type de trait. D’autres maintiennent un équilibre entre les deux.

Hypothèses psychologiques en lien avec l’angularité et la rondeur de l’écriture

Voici les hypothèses d’interprétations concernant les écritures anguleuses et curvilignes. Rappelons que dans le modèle de départ enseigné (le modèle calligraphique), les écritures apparaissent mixtes, c'est-à-dire qu’elles concilient les traits droits et la courbe. En graphologie, seule l’évaluation du degré d’apparition d’une caractéristique graphique permet d’avancer des hypothèses concernant un individu.

Ecriture anguleuse

Les auteurs se rassemblent majoritairement autour des hypothèses que Crepieux-Jamin (1930, p. 113-119) avait avancées en les épurant des considérations morales et en modérant quelque peu ses positions.
« Associé aux tracés régressifs, l’angle est le signe d’un caractère objecteur, rétif ou hargneux. Dans les écritures inharmonieuses, il exprime l’esprit contrariant et buté. Le tracé de l’angle se prête à exprimer des résistances, cela n’est pas douteux. […]
Les significations de l’écriture anguleuse varient selon la mesure des angles, leur position, leur direction et le milieu graphologique. »

J. Peugeot et al (1986, p. 82) précisent leurs hypothèses en ces termes : « D’où les significations de combativité, courage, sens du devoir, obstination, donc d’une adaptation sur le mode de la lutte, parce qu’il faut plus d’énergie pour faire un angle qu’une courbe ; mais cette énergie est à base d’un effort coûteux et il arrive au moment où c’est la résistance qui domine. C’est pourquoi l’angle a également les significations de brusquerie, entêtement, intransigeance, esprit buté, contrariant, agressivité, surtout si l’on est dans un ensemble dysharmonique. […]  Ce qui est spécifique à l’angle, quand il fait partie d’un tracé dynamique, c’est l’aspect résolu, volontaire d’un scripteur qui raisonne et fait des choix qu’il assume. […] Il semble que le plus souvent, on trouve, au départ de l’angle, un sentiment conjugué d’intensité et d’insatisfaction ; il peut se révéler moteur en provoquant une mise à l’épreuve et des compensations réussies.  »

Klages (1953, p. 128) confirme une partie de ces hypothèses en disant : « Le freinage graduel nécessaire est conditionné par une tension de tous les instants et c’est pourquoi la signification positive de l’angle est : force de résistance. »

Il détermine deux pôles dans l’interprétation caractérologique de la liaison anguleuse :
1.      Un pôle « positif » : fermeté, décision, sûreté, constance, droiture.
2.      Un pôle « négatif » : indifférence, manque d’égard, manque de support, froideur.

Ecriture arrondie

Concernant cette espèce graphique, Crepieux-Jamin (1930, p. 125) insiste sur son action « auxiliaire », c'est-à-dire que l’interprétation psychologique susceptible d’en découler est fortement dépendante du milieu graphique, d’autres variables graphologiques.

J. Peugeot et al (1986, p. 79) avancent les idées suivantes : « Chez l’adulte, l’écriture arrondie a une relation étroite avec la demande affective, la féminité, le narcissisme, la captation comme avec le monde fantasmatique et, plus spécialement, celui de l’enfance. Elle est en corrélation avec un comportement de bonne sociabilité, parfois de complaisance, d’où tout bénéfice secondaire n’est pas exclu ; elle s’accompagne aussi d’un goût de la vie. »

Klages (1953, p. 132) différencie comme pour la liaison anguleuse, deux pôles d’interprétations caractérologiques concernant la guirlande (liaison curviligne) :

1.      Pôle « positif » : bienveillance, « affirmativité », approbativité, respect, tolérance, condescendance, conciliation, douceur, sympathie, prévenance, « naturel », aisance, insouciance, caractère ouvert, confiance, franchise.
2.      Pôle « négatif » : déviabilité, influençabilité, indécision, faiblesse, manque de retenue, versatilité, laisser aller, oisiveté, négligence, nonchalance, manque d’initiative.

Hypothèse de travail

Les hypothèses des auteurs sont nombreuses mais permettent de dégager deux types de fonctionnement différents en fonction de l’aspect éventuellement curviligne ou rectiligne d’une écriture. Notre hypothèse à nous est donc celle-ci :

Les scripteurs dont l’écriture est anguleuse présentent certaines caractéristiques psychologiques qui diffèrent de celles des scripteurs à écriture curviligne.

Méthodologie

Notre échantillon se compose de 67 sujets majoritairement tous-venant ayant accepté de répondre à un questionnaire de personnalité, le NEO PI-R (P. COSTA. & R. McCRAE, 1996) et de produire un texte [1] sur une feuille blanche de format A4. D’un point de vue méthodologique, chaque écriture a été classée dans une des cinq catégories définies par Gilbert et  Chardon (1989, p. 33) :

Figure 1.

 

Degrés d’angularité

Description graphologique

Degré 1
Écriture en surface
Exagération des courbes et transformation des traits droits en traits courbes : tracé en forme de contenant englobant des surfaces blanches, lettres de forme circulaire, dilatée, boucles des hampes et jambages gonflés, lettres intérieures étalées donnant des mots larges.
Degré 2
Écriture curviligne
Prédominance des courbes sur les traits droits. Adoucissement des angles de la calligraphie qui prennent la forme de guirlandes, d’arcs ou de boucles.
Degré 3
Écriture mi-curviligne mi-rectiligne
Pas de transformation nette vers l’angle ou la courbe ou absence de prédominance de l’un sur l’autre.
Degré 4
Écriture rectiligne ou linéaire
Prédominance des traits droits : liaison anguleuse, boucles étroites, ovalisation des lettres rondes.
Degré 5
Écriture en ligne ou très linéaire
Suppression des courbes et exagération du tracé rectilinéaire : aspect général bâtonné comme si le tracé tombait en pluie, mouvements en triangles (jambages, liaisons des barres de t et lettres s), lettres intérieures étroites.

Statistiquement parlant, nous obtenons alors une variable ordinale qu’il nous est possible de rapprocher des variables du NEO PI-R grâce au calcul du Tau de Kendall, coefficient de corrélation propre aux échelles non paramétriques.

La recherche est exploratoire, c'est-à-dire que nous allons calculer la corrélation entre la variable « angularité » et toutes les variables du NEO PI-R, questionnaire estimant un grand nombre de variables psychologiques (en référence au modèle des « Big 5 », les cinq grands domaines de la personnalité objectivés par la psychométrie actuelle).

Résultats

Le degré d’angularité des écritures de notre échantillon (N=67) se distribue ainsi :(figure 2). Il semble bien que la plupart des sujets de l’échantillon parviennent à un équilibre entre la courbe et la droite ce qui se traduit par une forte représentativité de la catégorie du milieu. Cette distribution ressemble beaucoup à celle que les auteurs ont obtenues sur leur échantillon global (N=346). Une légère tendance vers l’aspect curviligne des écritures se ressent à l’étude du graphique représenté ici

Figure 2 Distribution de la variable

 

Ecriture en surface 4%
Ecriture curviligne 31%
Ecriture mi-arrondie mi-rectiligne 51%
Ecriture rectiligne 12%
Ecriture en ligne 2%

Corrélations avec les variables du NEO PI-R

Voici les variables dont les corrélations sont significatives au seuil de rejet de l’hypothèse nulle 0.01 (pour la première) et 0.05 (pour la seconde) au Tau de Kendall [2] .

 
 

E1 (Chaleur)

C4
(Recherche de réussite)

Angularité

-

+

La première lecture de ces résultats nous invite à penser que :
·        Plus une écriture est anguleuse, plus le scripteur  fait preuve d’un manque de chaleur humaine, préférant un certain formalisme, une réserve et de la distance dans  ses relations sociales.
·        Plus une écriture est anguleuse, plus le scripteur travaillera dur dans la réalisation de hautes aspirations. Il serait appliqué et réfléchi dans sa tâche.

Une étude plus approfondie se justifie cependant afin de découvrir ce qui sous-tend ces résultats.

« Degré d’angularité » et Chaleur (E1)

Nous pouvons classer nos 67 sujets en cinq groupes en fonction du degré d’angularité de leur écriture. Quelles sont les moyennes à E1 obtenues par ces cinq groupes ?Ce graphique nous éclaire malgré la prudence avec laquelle il faut l’interpréter. En effet, les cinq groupes ne se constituent pas du même nombre de sujets. Un seul sujet a été classé dans la cinquième catégorie. La moyenne de E1 pour l’écriture en ligne est donc égale à la note à E1 de ce sujet. Le graphique nous permet toutefois de constater que les notes les plus élevées à E1 sont obtenues par les deux premiers groupes dont l’écriture est (très) curviligne [3] . Nous ne semblons cependant pas percevoir de différence sur les notes à E1 en ce qui concerne les écritures mi-arrondies mi-rectiligne et les écritures plus anguleuses.

Figure 3. Angularité » et Chaleur 

Objectivons cette constatation.  Créons deux nouveaux groupes :

1.      Sujets à écriture en surface ou curviligne (N=24) ;
2.      Sujets à écriture « mixte » ou rectiligne (N=43).

Voici les résultats obtenus lorsque l’on compare [4] les moyennes obtenues à la variable E1 dans ces deux nouveaux groupes :

 
 

Groupe 1 (moyenne)

Groupe 2 (moyenne)

t

ddl

p

E1

55,083

48,326

2,570

65

,012464

Nous avons presque moins d’une chance sur cent de nous tromper si nous affirmons que les deux moyennes sont différentes.
Voici ce que nous pouvons supposer de ces résultats :

Notre première interprétation du coefficient de corrélation était donc trop approximative car elle nous menait à croire que l’angularité était liée à la tendance à la chaleur humaine alors que seule la courbe dans l’écriture ne semble impliquée dans ce lien.

« Degré d’angularité » et  la recherche de réussite (C4) 

Nous trouvons ici un Tau de Kendall qui nous permet de rejeter l’hypothèse nulle au seuil de 0.05. Nous trouvons donc un lien significatif entre le degré d’angularité d’une écriture et la recherche de réussite au sein du NEO PI-R. Nous pouvons donc avancer l’idée que plus une écriture présente de l’angle, plus le scripteur fait part de « hautes aspirations et travaille dur pour atteindre ses buts ». Ces personnes sont « très appliquées et réfléchies et savent où elles vont » (Costa & McCrae, 1996,  p. 18).

Nous reproduisons ci-dessous la distribution des moyennes à l’échelle C4 pour nos cinq groupes expérimentaux. On constate bien ici que les scores obtenus à l’échelle C4 du NEO PI-R sont plus bas pour les écritures arrondies que pour les écritures rectilignes [5] . Les scores obtenus pour les écritures mi-arrondies mi-rectilignes sont moyens.

Figure 4.  La Distribution des moyennes à l’échelle C4 


Une élévation du degré d’angularité est donc accompagnée d’une élévation de l’échelle qui renvoie à cette recherche de réussite sociale et personnelle. Les scripteurs à écriture curviligne feraient preuve, quant à eux, d’une certaine nonchalance et exprimeraient moins d’ambitions. Ils seraient plus vite satisfaits du niveau de réussite qu’ils ont atteint. Leur niveau d’aspiration est bas, ce qui peut donner l’impression qu’ils n’ont pas de but ou moins que les autres. L’écriture anguleuse semble renvoyer à un besoin continuel de prouver quelque chose, de réaliser ses buts, de travailler dur afin de concrétiser les aspirations.

  « Degré d’angularité » et les autres échelles du NEO PI-R 

Certes, les corrélations pointées précédemment sont intéressantes, mais l’absence de corrélation entre l’angularité et certaines autres variables du NEO PI-R doit également être retenue. Ainsi, le degré d’angularité ne serait pas lié aux traits de personnalité suivants [6] 

Les résultats présentés ci-dessus nous permettent de retenir notre hypothèse de départ. En effet, certains traits psychologiques apparaissent de manière plus fréquente chez des individus dont l’écriture est arrondie que chez ceux dont elle est anguleuse.
En ce qui concerne les scripteurs à écriture arrondie, nous avons constaté qu’ils étaient plus enclins aux relations affectueuses et amicales et qu’ils faisaient preuve d’une plus grande nonchalance face à la vie, qu’ils pouvaient se montrer moins ambitieux que la plupart des gens. En ce qui concerne les scripteurs à écriture anguleuse, nous n’avons retenu qu’une seule idée : ils développent plus d’énergie que les autres pour atteindre leurs buts. Ceux-ci ambitieux et vont de pair avec de l’application et de l’acharnement.

Conclusion

Les résultats que nous avons obtenus à l’occasion de cette étude exploratoire nous permettent de dégager certaines pistes qu’il serait pertinent d’emprunter. En effet, comme à l’accoutumé, ces résultats doivent être sujets à critique :

  •   L’échantillon de 67 sujets s’avère trop restreint pour tenter de les généraliser ;
  •  La méthode de classification des écritures en cinq degrés peut être discutée car implique un jugement parfois subjectif du graphologue. S’il existe des cas nettement reconnaissables, certaines peuvent faire l’objet d’un débat ;
  •  Un seul graphologue a coté les écritures ; l’établissement d’une fidélité inter-correcteur pourrait être pertinent au vu de la tâche parfois ardue de classification ;
  •  Le NEO PI-R est un questionnaire auto-évaluatif. Il nous offre des données psychologiques du registre conscient ou comportemental. Il ne propose pas d’échelles de validité censées estimer la représentativité du profil en ce qui concerne le sujet ;

Dans le cadre d’une éventuelle future recherche, il pourrait être envisagé de :

Chaque nouvelle trouvaille ouvre ainsi la porte à des questions elles-mêmes nouvelles. A nous de tenter d’y trouver des réponses qui ne sont jamais que provisoires.

 


Références

Costa P. & McCrae R.(1996) NEO PI-R, Inventaire de Personnalité-Révisé, adaptation française par J-P ROLLAND, Editions du Centre de Psychologie Appliquée, Paris.

Crepieux-Jamin J.(1930) ABC de la graphologie. Presses Universitaires de France, Paris.

Gilbert P. et Chardon C. (1989) Analyser l’écriture, Formation permanente en sciences humaines, ESF Editeur – Entreprises moderne d’édition, Paris.

Klages L. (1953) expression du caractère dans l'écriture - technique de la graphologie, Delachaux et Niestlé, Lausanne.

Peugeot J., Lombard A. et de Noblens M. (1986) Manuel de graphologie, éditions Masson, Paris.

Thiry, B.(2001) Etude corrélative entre la variable « contrôle des réactions » à l’Examen Graphométrique Simplifié et des variables du NEO PI-R, inventaire de personnalité, mémoire déposé à la société Belge de Graphologie, Bruxelles. Voir http://users.skynet.be/bk233070/memoire/memoire.htm


[1] Le texte en question était un récit libre inspiré de la planche 18GF du TAT.

[2] Notons un Tau de Kendall de -,160323 (p=0,055) pour la corrélation « Angularité » - A3 (Altruisme) qui n’est pas significative mais qui pourrait faire l’objet d’une attention ultérieure particulière. L’idée serait que plus l’écriture est arrondie, plus le sujet à tendance à se préoccuper du bien-être des autres et à aider les personnes qui en ont besoin.

[3] Le NEO PI-R se constitue de notes T dont la moyenne est de 50.

[4] Test t pour échantillons indépendants.

[5] Différence significative à 0.05 au test de comparaison de moyennes pour échantillons indépendants (t= 2,16484, ddl=27 et p=,039406).

[6] Qui auraient pu l’être au vu des hypothèses avancées par les auteurs sus-mentionnés.


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