Informatique et graphologie - une association incompatible pensez-vous ?

 Copyright 2001 par Sheila Lowe

 

 

 


Introduction

En 1978, il n’existait aucun logiciel sur le marché, pas de Word Perfect ni de Microsoft Word. En réalité, lorsque vous ouvriez votre ordinateur, rien ne se passait. Il fallait procéder au téléchargement du langage de programmation Basic avant que l’ordinateur ne soit en mesure de faire quoi que ce soit. Cela se faisait à l’aide d’une bande magnétique lue par un lecteur cassette. L’opération prenait au moins dix minutes et s’il n’y avait qu’une parcelle de saleté sur la bande magnétique, c’était foutu et vous deviez tout recommencer. On était loin des ordinateurs modernes.

Mon mari, l’un des premiers fana d’ordinateur, acheta, pour jouer à des jeux de mathématiques un bus Polymorphs 8080 venant dans une boîte laide de métal orange luisant. Il commença bien vite à me rallier à l’informatique en me vantant les vertus d’une nouvelle chose merveilleuse que l’ordinateur pouvait faire, le traitement de texte. Je ne voulais même pas en entendre parler. J’ai changé ma façon de penser lorsque mon mari s’est offert de me créer un programme de graphoanalyse. À l’époque, j’étudiais déjà la graphologie depuis environ dix ans, et l’idée d’automatiser le processus, jusqu’à un certain degré du moins, a piqué ma curiosité. J’ai dressé une liste de caractéristiques et de définitions importantes et il a réalisé le programme.

Nous l’avons baptisé Bionetix. Notre idée était de joindre l’élément humain (bio) avec celui de la machine (netix). Aujourd’hui son nom évoque plutôt le titre d’un film de science-fiction. Le programme Bionetix était assez restreint dans ses opérations, cependant les personnes qui me demandaient des analyses semblaient apprécier l’originalité du relevé des résultats affichés sur imprimante matricielle. J’ai reçu plusieurs offres pour informatiser l’analyse graphologique au fil des années, toutefois les personnes qui m’approchaient ne m’impressionnaient guère, l’analyse graphologique est une chose très complexe. J’ai toujours crû et je croirai toujours d’ailleurs que la meilleure analyse a besoin d’une touche personnelle. Je ne pensais pas que l’ordinateur pouvait lui rendre justice. L’ordinateur est incapable de distinguer les nuances subtiles qu’on retrouve dans l’écriture comme seul un graphologue aguerri peut le faire. Cependant, même si un logiciel ne remplace jamais le graphologue en tant que tel, il est d’une grande utilité car il accélère le processus de l’analyse et de la rédaction du rapport.

Un bon jour, j’ai reçu un coup de fil de quelqu’un qui avait lu un article à mon sujet dans le L.A. Times quelques mois auparavant. Il travaillait pour RI Software, une compagnie dans le développement de l’informatique et qui s’intéressait à la graphologie. Les associés de cette compagnie comptent parmi les meilleurs dans leur domaine et ils sont consultants pour d’autres compagnies tel Microsoft. Ils croyaient possible la création d’un programme informatique pour l’analyse graphologique. Il avait interviewé d’autres graphologues, mais n’avait toujours pas trouvé la bonne personne pour s’associer au projet.

Forte de mon initiation précoce aux ordinateurs et à ma publication assistée par ordinateur, je me sentais très à l’aise au clavier. De plus, bien sûr, il y avait environ les mille analyses graphologiques que je rédigeais tous les ans. L’ordinateur était devenu mon ami. Mais en dépit de mes connaissances en informatique, je lui ai donné ma réponse habituelle : « Il existe trop de variantes pour qu’un ordinateur ne puisse fournir une analyse précise, et je ne voudrais pas être associée à quelque chose ressemblant un rapport enregistré. »

Le type de RI Software ne voulait rien entendre : «  Je ne me soucie guère du nombre de variantes qu’il puisse y avoir », m’a-t-il fermement fait entendre, «si elles peuvent être déterminées, nous pouvons les informatiser ». Il devait sûrement s’attendre à une rebuffade car fin prêt, il a immédiatement enchaîné avec deux points de vente persuasifs : le logiciel porterait mon nom et j’aurais les coudées franches quant à son contenu. Plus important encore, si tout fonctionnait bien, il aiderait à valider la graphologie en tant que science. Comme le programmeur en chef de RI Software me l’a signalé, toute chose scientifique doit pouvoir se reproduire. En d’autres termes, elle doit signifier la même chose à chaque fois. Si le logiciel faisait ce pour quoi il était destiné, les résultats seraient les mêmes sous les mêmes conditions.

  En vertu de ces conditions, j’ai accepté de m’associer à ce projet. Après être venue péniblement à bout de plusieurs pages de matériel de recherche, j’ai finalement arrêté mon choix sur 4000 caractéristiques d’écriture. Celles-ci seraient les variantes. Je leur ai assigné à chacune une caractéristique de la personnalité et une cote (valeur). Les cotes de chacune des plus de 4000 variantes sont soigneusement évaluées avec les caractéristiques les plus importantes de l’écriture (les aspects de l’espace, de la forme et du mouvement de Gestalt) ayant plus de poids que celles de moindre importance les lettres individuelles et les traits de plume, par exemple. L’ordinateur exécute ensuite une suite d’algorithmes, d’opérations de restriction et d’équilibre pour en arriver à l’analyse finale. Par la suite, j’ai rédigé durant deux ans quelques 200 pages de texte qui serviraient à la rédaction des rapports. Pour conclure, j’ai passé au scanner et édité plus de 400 exemples d’écriture qui servent d’illustrations et de repères. RI Software était en charge d’en concevoir le « design » et la programmation extrêmement complexe pour s’assurer que tout fonctionne correctement. Ils le baptisèrent Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA).

Le programme est facile d’utilisation ; il s’agit de comparer le spécimen que vous désirez analyser avec les illustrations déjà à l’écran. À l’ouverture du Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA), il se trouve une liste de 48 catégories d’éléments de l’écriture tels que «l’Organisation »,  «le Style d’écriture », «le Rythme » et ainsi de suite. Chaque catégorie présente une série d’exemples d’écriture qui s’affichent à l’écran. Lorsque l’utilisateur choisit la catégorie «Inclinaison », sept types d’inclinaison y sont illustrés allant de «vertical » à «variable ». Il n’y a plus qu’à cliquer avec la souris sur l’illustration qui se rapproche le plus de l’écriture que l’on examine. Les descriptions rattachées à chaque illustration pointée par la souris et l’icône «q Card» nous indiquent comment chercher. Il ne sort aucun rapport ou graphique avant que la sélection d’au moins dix catégories n’ait été faite et que les catégories les plus importantes soient sélectionnées. Plus il y aura de catégories choisies, plus l’exactitude du rapport sera grande. Après l’examen d’au moins dix catégories, l’utilisateur pourra produire un rapport en cliquant simplement sur le bouton « Rapport » (Report).

Illustration 1 Examen de l’écriture

 

En plus d'y trouver plusieurs genres de rapports écrits, vous pouvez consulter des graphiques à barres comme support visuel. Les graphiques affichent une légende des traits de la personnalité graduée sur cinq allant de bas à élevé. Il existe aussi un graphique circulaire appelé l’Indicateur d’Intérêt Lowe qui évoque quelque peu le Psychogramme de Klara Roman (voir Roman 1952). Il illustre graphiquement comment l’énergie du scripteur est distribuée dans divers champs du fonctionnement de la personnalité. Pour terminer, il y a le Gestionnaire des Profils d’Emplois et le Graphique du Classement d’Emplois.

Illustration 2 L’Indicateur d’intérêt

 

Le Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA). possède 14 profils d’emplois génériques, mais chaque compagnie a ses propres besoins et exigences. Le Gestionnaire des Profils d’Emplois permet au responsable des ressources humaines de créer ses propres profils basés sur une description des tâches spécifiques à un emploi. Ainsi, il peut trouver le candidat qui correspond le mieux à son emploi. Pour créer un nouveau profil d’emploi, le Gestionnaire de Profil d’Emplois fournit une liste d’environ 40 énoncés relatifs aux emplois comme «travaille bien dans un environnement calme et harmonieux » ou bien «est capable de prendre seul des décisions ». L’utilisateur évalue chaque énoncé sur une échelle de cinq par rapport à l’importance de chaque énoncé vis-à-vis l’emploi spécifique envisagé. L’ordinateur fait usage des cotes données aux énoncés pour créer le profil d’emploi.

Illustration 3 Gestionnaire de Profil d’Emplois

 Les emplois sont tous différents même lorsqu’ils portent le même titre, tout dépend du domaine. Il existe par exemple plusieurs postes de vendeurs différents. Un vendeur d’automobiles n’est pas obligé de travailler tout le temps dans un environnement calme et harmonieux, ici l’énoncé le concernant recevrait une cote basse tandis qu’un vendeur de diamants lui, le devrait, donc l’énoncé du profil d’emploi dans cette catégorie recevrait une cote plus élevée .

Après avoir choisi un profil d’emploi, l’ordinateur compare les cotes obtenues à l’analyse graphologique avec celles requises au profil d’emploi. Le graphique qui en résulte démontre jusqu’à quel point cette personne est le candidat idéal pour occuper le poste.  

Illustration 4 Appariement des analyses comparatives d’emploi

Pour ce qui est de la rédaction du rapport, vous avez le choix jusqu’à onze catégories y compris «sociabilité », «préférences  intellectuelles », «style de gestion » et cela selon vos besoins. Les rapports contiennent de une à trois pages selon le nombre de catégories choisies. Si vous ne voulez pas perdre trop de temps à leur lecture, vous sélectionnez le rapport à Phrases Clés qui vous donne la liste des énoncés par points plutôt que par une longue rédaction. Ou bien vous pouvez recourir à «l’Indicateur du Potentiel au Succès » qui est une version écourtée du graphique à barres.

Le Classement d’Emploi a été ajouté à la version 4.0. Il vous permet la comparaison de plusieurs candidats, côte à côte, afin de démontrer lesquels ont la cote la plus élevée dans chaque catégorie des exigences requises pour l’emploi.

Il existe deux versions du Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA), l’un pour les entreprises et l’autre pour usage personnel. « L’Analyste Professionnel » comporte les deux versions tandis que la «Version Individuelle » est offerte seule. La version personnelle du Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA). n’est pas brevetée pour les affaires puisque le contenu plus personnel de celui-ci ne relèverait pas d’un rapport de travail. En outre la version individuelle ne possède pas les tableaux ni les graphiques de la version professionnelle qui possède quant à elle, une caractéristique fort populaire, celle d’envoyer le rapport à n’importe quel logiciel de traitement de texte pour sa rédaction.

Pour vous donner un aperçu d’un genre de rapport, ce qui suit est un extrait tiré de l’analyse graphologique du Président Bush.

Rapport pour George W. Bush

Sources de motivation

Les restrictions de n’importe quel genre l’irrite au plus haut point. Il doit être libre de faire ce qu’il veut, quand il le veut, sans que rien ne le retienne. Pouvant subvenir à ses propres besoins et indépendant de nature, il préfère faire ses propres choix et ne se laisse pas influencer par les autres. Il ne nécessite pas non plus de feed-back au sujet de son rendement. L’avancement est de première importance à ses yeux. Il concentre toutes ses énergies à atteindre ses objectifs. Il possède aussi une façon d’attirer les autres dans son entourage. C’est une personne insouciante, facile à vivre qui, lorsqu’il sent une dissension, cherche immédiatement différents moyens d’en arriver à un compromis.

Dynamique personnelle

Il a un caractère souple et il est prêt à apporter les changements qui s’avéreront nécessaires. Il n’y a rien de trop gros ou de trop difficile pour que M. Bush ne s’adapte s’il croit que c’est ce dont on s’attend de lui. Il ne se laisse nullement emporter par le stress, il suit tout simplement le courant. Il peut généralement compléter entièrement un projet à moins que celui-ci ne traîne en longueur. Il perdra alors patience et pourra accomplir ses tâches, tout en étant quelque peu irritable. Il a une façon raisonnable et rationnelle de voir les choses et il aborde les problèmes en alliant les faits concrets, ses sentiments personnels et son bon jugement, soupesant tous ces facteurs lorsque vient le temps de prendre une décision.

Force du moi

Sa grande fierté ne lui fait pas admettre l’échec il essaie et essaie de nouveau même lorsque ce serait mieux de passer à autre chose. Même s’il ne se vante pas ouvertement de ses réalisations, il possède la confiance en soi nécessaire de se mettre en évidence lorsque la situation le demande. Il n’hésite pas à demander ce qu’il veut. Sa forte estime de soi le guide lorsqu’il s’agit de savoir quand subvenir à ses propres besoins. Son sens de l’honneur suit les règles et les attentes de son groupe social. Lorsqu'il reconnaît que son comportement ne répond pas aux attentes, il est disposé à repenser son point de vue. Puisqu’il fait preuve d’une volonté tout juste moyenne, il y a des fois où il peut succomber à la tentation et dévier de ses intentions premières. Il lui serait utile de viser des objectifs à court terme.

Contrôle et défenses

M. Bush se lance souvent tête première dans des situations qui ne le concernent pas. Il agit spontanément ce qui nous porte à croire qu’il fait preuve de peu de discipline personnelle ou de retenue émotionnelle. Le fait de posséder des biens matériels lui apporte un sentiment de sécurité, mais il ne le fait pas dans l’intention de n’accumuler que de la richesse. Il est beaucoup plus important pour lui de savoir que ses besoins sont satisfaits. Il se soucie de l’apparence des choses qui l’entourent, mais il ne perd pas de temps ni d’énergie à les rendre toutes parfaites. Il connaît ses limites.

Intellect

Dans son esprit, une idée n’attend pas l’autre ; il n’en manque pas. Il lui arrive parfois d’avoir de la difficulté à toutes les démêler et d’arriver à les mettre en pratique. Il lui est plus facile d’analyser des données que des émotions. Observateur objectif qu’il est, il examine les faits logiquement et rationnellement. Malgré sa tendance à débattre toute question, il fait montre d’un esprit ouvert, il est à l’écoute des autres et il prend en considération leurs idées. Il saisit facilement de nouvelles idées ce qui lui sert d’atout créateur. Il ne ressent nullement le besoin de faire les choses comme les autres, tout un royaume de possibilités lui est ouvert. Il est satisfait de se conformer à la philosophie courante, au lieu de perdre beaucoup de temps à pousser plus à fond sa propre recherche. Malgré le fait qu’il ne puisse entièrement comprendre le besoin que certaines personnes ont d’analyser chaque fait avec minutie, il a la capacité de faire l’analyse nécessaire lorsqu’il est venu le temps de le faire.

Mode de communication

Sons sens de l’humour et de la répartie sont ses points forts. Lorsqu’il y a trop de personnes présentes autour de lui, il se sent dépassé émotionnellement. Quand cela arrive, il peut soit fermer les yeux et prendre un repos de dix minutes ou bien en prendre un autre, un peu plus long, s’il le désire. Lorsqu’il se sent envahi, il fait appel à sa facilité de battre en retraite et de récupérer pour s’en remettre. Quoique faisant preuve de diplomatie et de tact dans la plupart des situations, s’il éprouve de forts sentiments envers une chose, vous pouvez vous attendre à ce qu’il vous livre carrément sa façon de penser. Au cours d’une conversation, il peut ne pas répondre directement à votre question s’il a le sentiment de devoir tergiverser. Néanmoins, il préfère plutôt dire ce qu’il pense quand il sait qu’il n’a pas à défendre son point de vue.

Rapports interpersonnels

À certains égards, il est sensible tant à la critique qu’aux louanges et cela le rend vulnérable devant quiconque lui fait une remarque personnelle. De bonne grâce, il garde le sourire face à des commentaires négatifs mais en son for intérieur, il en est angoissé et se remet en question. Lorsqu’il rencontre quelqu’un pour la première fois, faire les premiers pas et offrir son amitié ne lui viennent pas non plus aussi facilement qu’à d’autres. Puis petit à petit, il se détend et devient un peu plus aimable. Il existe un équilibre délicat entre la maîtrise de soi et l’expression de ses sentiments et il semble l’avoir atteint. Il est sensible aux situations émotives, mais il ne démontre ce qu’il ressent vraiment que lorsqu’il le juge à propos.  

Façon de travailler

Il aime travailler dans un milieu où les choses bougent rondement et où tous s’affairent, il perd patience avec ceux qui regardent  constamment l’heure ou les pleurnicheurs. Il lui est difficile de rester à ne rien faire ou tout simplement de se détendre. Certaines personnes ressentent le besoin de soutien et d’encouragement de la part de collègues pour ne pas se laisser abattre dans l’adversité, ceci n’est pas le cas de M. Bush. Il est autonome, capable de subvenir à ses propres besoins. Il regarde en lui pour s’encourager plutôt que de chercher ailleurs pour se remonter le moral. Il rejette la bureaucratie et la routine stupide en milieu de travail. Sa façon de voir avant-gardiste est à la source d’un genre de progrès qui pave la voie à l’évolution et au développement. Il désire fortement atteindre un succès tangible. Il se fixe un objectif avec soin et puis s’assure d’avoir en main toutes les ressources nécessaires pour y arriver. Il ne veut pas s’arrêter en cours de route pour refaire le plein ou de ne rater que de peu le fil d’arrivée.

Qualités de gestionnaire

C’est le genre de personne qui cherchera d’abord à connaître les sentiments des membres du groupe avec qui il travaille pour ensuite en arriver à un accord qui rendra heureux chacun d’entre eux. Il usera de son intuition pour pressentir les problèmes à la base des dissensions et utilisera ces connaissances afin de trouver une résolution. M. Bush possède la capacité de peser le pour et le contre de tous les faits et de prendre une décision sans que ses intérêts personnels n’entrent en ligne de compte. Il peut voir un cas dans sa globalité et prendre la décision qui avantagera tous ceux concernés.

Son désir d’être maître de son destin le rend déterminé dans la poursuite de moyens qui l’amènent à être son propre patron. Il possède le tempérament et le sens des responsabilités pour gérer librement en tant qu’entrepreneur. Lorsqu’il regarde devant lui et voit les ressources dont il a besoin pour atteindre ses objectifs, il sait que celles-ci se comparent largement avec celles qu’il désire obtenir. Son énergie et son enthousiasme sont contagieux. En tant que leader, il inspire et motive et fait ressortir le meilleur de soi-même chez les autres. Cependant, il se sent probablement plus heureux lorsque chacun fait ce qu’il a à faire et qu’il ne se sent pas responsable envers personne d’autre.


Critiques

Certains graphologues craignent peut-être que le logiciel Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA). ne leur enlève de la clientèle. En fait, c’est tout le contraire; le logiciel exécute le travail fastidieux de l’analyse graphologique à leur place. Ceux qui éprouvent des difficultés avec leur grammaire ou leur talent d’écrivain peuvent se détendre puisque l’ordinateur rédige le rapport à leur place. Plusieurs acheteurs du logiciel ont développé un si vif intérêt envers la graphologie qu’ils en ont entrepris l’étude. En vérité, plus de gens connaîtront la graphologie, plus cette science gagnera en popularité et deviendra crédible.

L’ordinateur est devenu aussi omniprésent que le téléphone ; il fait partie intégrante de nos vies quotidiennes. Je sais que le changement n’arrive pas facilement ; j’ai moi-même été une de celles qui de peine et de misère dût m’adapter du DOS au Windows. Mais, je dois admettre même à contrecœur que mon travail informatique est devenu d’autant plus facile grâce à ce changement. J’ai la conviction qu’en donnant la chance à ce logiciel, ces graphologues réticents verront les avantages qu’ils en retireront. Aucun logiciel ne rédigera jamais un rapport parfait, comme cela peut être applicable à tout être humain. Ces derniers sont beaucoup trop complexes et ils présentent de multiples facettes pour que nous ne soyons entièrement exacts dans les jugements que nous portons sur eux.

Utilisateurs

En plus des graphologues professionnels, des départements de police, des psychologues, des directeurs en ressources humaines, des gens ordinaires ont aussi utilisé le logiciel Sheila Lowe’s Handwriting Analyzer (SLHA).. Les compagnies qui l’utilisent, quant à elles, sont de tout genre et de toute grosseur, qu’elles soient des compagnies d’assurance, de marketing, d’informatique et de construction, il y a même une piste de course qui l’emploie ! Certaines petites compagnies aimeraient pouvoir utiliser la graphologie pour leur sélection de personnel, mais elles ne peuvent se permettre le coût de plusieurs analyses qui serait de l’ordre de plusieurs centaines de dollars. Plutôt que de mettre de côté l’analyse, elles utilisent elles-mêmes le logiciel qui répond à leur question. D’autres personnes intéressées par la graphologie seulement à titre personnel et dans leur milieu familial, non à titre professionnel, se procurent la «Version Individuelle ». Ces personnes peuvent ne jamais faire affaire avec un graphologue professionnel, mais elles retirent du plaisir à utiliser le logiciel.

Le logiciel peut servir d’outil éducatif aux personnes désireuses d’étudier la graphologie. Les étudiants rédigent une analyse et la comparent à celle produite par ordinateur. Ils peuvent vérifier leurs connaissances acquises en essayant de trouver dans l’écriture où sont placés les repères qui déterminent les énoncés du rapport contenus dans le logiciel.

 

Évolution et conclusion

De nombreux graphologues américains se sont procuré le logiciel SHEILA LOWE’S HANDWRITING ANALYZER (SLHA).. Même ceux qui ne sont pas des graphologues formés se sont dits satisfaits de la précision des résultats. L’une de ces graphologues, Sharon Johnson, a même vu sa clientèle tripler depuis qu’elle a commencé à l’utiliser dès sa mise en marché. Elle est en mesure de réaliser beaucoup plus d’analyses car il est rapide et simple d’utilisation. Ses clients lui ont même dit beaucoup apprécier les graphiques. Ce logiciel a remporté le prix Ziff-Davis Five Star Editor’s Pick et des articles dans la revue Entrepreneur, PC World et d’autres revues de prestige en ont fait mention.

La version 5 du logiciel personnel SHEILA LOWE’S HANDWRITING ANALYZER (SLHA). incluait un module de compatibilité entre couples. Semblable au Gestionnaire d’Emploi, l’écriture de deux personnes peut être comparée afin de déterminer leurs forces et faiblesses en tant que couple. Cette version donnait également la possibilité de choisir entre un rapport écrit à la première ou à la deuxième personne selon le client. De nouvelles illustrations y ont aussi été ajoutées. La Version 6 de 2001 est enrichie de plus de 30 nouveaux éléments, il existe maintenant 50 choix de différentes écritures et plus de 7000 caractéristiques graphologiques. On a remis en ordre aussi certains éléments. Les rapports ont été recomposés, il existe maintenant 12 catégories principales dans lesquels des rapports sont écrits, certains éléments ont également fait l’objet d’une révision de cote. On y a aussi ajouté deux nouveaux graphiques.

Dans un proche avenir, nous projetons travailler avec un psychologue afin de créer un module consacré aux professionnels de la santé. Il se basera sur le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual) et comportera quelques-uns des principaux désordres de la personnalité qui sont identifiables via l’écriture. Viendra ensuite le module du «Profil Criminel » pour les fonctionnaires chargés de l’application de la loi et d’autres enquêteurs.

Pour conclure, force est d’admettre que les ordinateurs ne sont pas prêts de disparaître de nos vies et de plus, il existe sur le marché un logiciel capable d’analyser l’écriture correctement.  


Notes

 1.      Cet article est adapté du chapitre 26 de Lowe S (1999). The Complete Idiot’s Guide to Handwriting Analysis. Traduction francais par Margaret Constantineau

 

2.      Sheila Lowe et RI Software exploite The Vangard Forum Online. Pour de plus amples renseignements : sur Internet, envoyer un courriel à RI Software au write@writinganalysis.com ou à Sheila Lowe à l’adresse suivante writechoice@prodigy.net

 

3.      Si vous désirez procéder au téléchargement gratuit d’une version démonstrateur du SHEILA LOWE’S HANDWRITING ANALYZER (SLHA). cliquer sur  http://www.writinganalysis.com

 

4.      Sheila Lowe étudie la graphologie depuis 1967. Elle met ses talents d’expertise en analyse d’écriture au service du  tribunal, on compte parmi sa distinguée clientèle des détectives privés, des avocats, des professionnels de la santé mentale, des clients corporatifs et les Bureaux de la Défense Publique. Elle participe activement à faire reconnaître le professionnalisme dans son domaine, elle a siégé au sein du Conseil d’administration de l’American Handwriting Analysis Foundation à des positions diverses. On l’aperçoit souvent dans les médias, et elle publie "The Vanguard", un périodique. Mme Lowe a écrit de nombreuses monographies et forme ceux et celles qui sont intéressé(e)s à faire carrière en graphologie. Elle commandite les conférences Vanguard qui sont reconnues au niveau national. Celles-ci sont vouées au rehaussement des normes régissant les graphologues professionnels. Sa compagnie dessert une vaste clientèle dans des domaines tels que la sélection de personnel, de l’immobilier, des services financiers, des psychologues, des détectives privés, du monde médical, de la construction, de l’hôtellerie, de l’automobile, de l’industrie et autres.

 

Bibliographie

Lowe S. (1999). The Complete Idiot’s Guide to Handwriting Analysis. New    York. Alpha Books.

 Roman K. (1952). Handwriting : A Key to Personality. New York. Pantheon.

  Roman K. (1968). Encyclopedia of the Written Word. New York. Ungar.

 


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    16 November 2001