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GRAPHOLOGUES: IMAGE SOCIALE ET STATUT PROFESSIONNEL

 

par Nigel Bradley

Professeur senior de Marketing, Université de Westminster

 

This article is also available in English           Questa pagina è anche in italiano 

 

Cite as Bradley, Nigel (2005) Graphologues: Image Sociale et Statut Professionnel. La Graphologie  Revue de la Societe Francaise de Graphologie No 257 pp52-54

Available at 2158imagefr.htm

 


 

Abstract

 

L'image sociale et le statut professionnel du graphologue sont étudiés en examinant les données déjà publiées. Trois groupes professionnels sont cités pour démontrer que le développement de l'image est un phénomène complexe. Ces groupes sont les détectives privés, les psychologues et les graphoanalistes. Ces exemples illustrent bien comment le statut peut être modifié par des gens inattendus (e.g. des écrivains de fiction et des politiciens). Ils montrent également que la profession elle-même peut aider à améliorer sa propre image. Il y a toutefois des obstacles pour mesurer l'image de la graphologie, mais un essai a été fait pour tenter d'identifier les pays où cette profession est probablement la mieux connue. Le calcul est basé sur l'assomption que le niveau de connaissance est relié au nombre de praticiens donnés dans un pays. Les pays les mieux représentés proportionnellement sont la Suisse, la France, Israël, l'Italie et la Hollande. On en est venu à la conclusion que l'image du graphologue est fragmentée et inconsistante. Une bonne partie de la population n'est pas au courant de la nature du produit ou même de son existence. Quand il est connu, il est associé à des groupes aussi divers que les psychologues, les spécialistes en documents et les praticiens des "sciences occultes". Ces faits n'impliquent pas que la graphologie a une image positive. Et ces résultats devraient être un motif de préoccupation majeure pour la communauté graphologique. Sans une image positive, les clients seront difficiles à recruter et les nouveaux étudiants y penseront à deux fois avant de s'engager dans un programme de formation. Compte tenu de cette situation, un exercice important de développement d'image est nécessaire.


 

Introduction

 

L'image d'un groupe professionnel a été le sujet de nombreuses recherches. Celles-ci ont concerné plusieurs groupes tels les Femmes Managers (Liff et al. 1996), les Libraires (Freeman 1997), les Comptables (Siegel et al. 1997; Yavas et al. 1996) et même les Détective privés (Gill & Hart 1997). Plusieurs chercheurs ont aussi examiné l'image professionnelle du graphologue. Des études ont adopté différents protocoles pour essayer d'évaluer le portrait d'une profession particulière. Il y a eu des tentatives pour réviser le portrait d'une profession dans les médias de masse (livres, télévision, etc.). Un faible nombre d'entrevues qualitatives ont été utilisées de même qu'un nombre élevé d'entrevues quantitatives avec un questionnaire structuré.

 

Cet article se veut être un essai pour décrire l'image sociale et le statut professionnel du graphologue. Cela a été fait en recherchant toutes les évidences récentes à notre disposition. Ces évidences sont venues de sondages, d'observations publiées, de discussions avec des gens du milieu, et certaines spéculations personnelles.

 

Remarques préliminaires

 

L'image et la réputation sont importantes. Il est admis qu'une image de marque et une réputation favorable sont liées au succès. Celles-ci peuvent être externes, soit reliées au marché en général, ou bien internes, soit à l'action de fournir des services à un marché spécifique. Par exemple, une compagnie peut réussir parce qu'elle a une bonne image et en conséquence des consommateurs décident d'acheter ses produits. Plusieurs auteurs ont exploré les effets extérieurs de l'image (voir Gray & Balmer 1998).

Un exemple de succès qui est relié à l'aspect interne de fournir un service est expliqué tout simplement par le fait que les employés sont mieux motivés. Cette motivation et cet engagement peuvent, d'une part, être reliés à la réputation de leur compagnie: nous sommes fiers de travailler pour une organisation avec un bon nom. Cet aspect motivationnel de "l'identification à la compagnie" a aussi été maintes fois exploré par les chercheurs (par exemple voir Siegel & Sisaye 1997)

 

Bien que le concept d'image et de réputation soit important, il n'est pas toujours facile de définir précisément ce qu'on entend par là. Grady et al. (1966) ont discuté de cette définition en profondeur et ils ont conclu qu'elle est "mal définie" et "parfois nuageuse, mauvaise, indéterminée, vague, fragmentée, poreuse, kinesthésique, visuelle, littéraire, verbale ou non verbale".

 

Néanmoins, les chercheurs en marketing ont raffiné leurs techniques pour mesurer l’image. Un institut de recherche (Harris 2000) a même créé le «Quotient de réputation» ou Q.R. pour calibrer les attitudes vis-à-vis les compagnies. Le Dictionary of Market Research donne la définition suivante de l’image : C’est la perception ou l’impression d’un produit, d’un service, d’une compagnie, d’une personne, etc., peu importe comment elle a été formée, peu importe qu’elle soit conforme à la réalité. La recherche sur l'image tente de découvrir les forces et les faiblesse perçues, en regard des images des compétiteurs ou d'un idéal, ce qui peut par la suite être exploité à son avantage ou bien remédié si nécessaire." (Talmage 1988)

 

Le concept de "l'image" est important pour le graphologue car si l'image de la graphologie est positive, il s'ensuit que:

 

1.       Les clients vont employer des graphologues ou vont utiliser la graphologie.

2.       Les graphologues devraient mieux s’acquitter de leurs fonctions.

3.       De nouveaux étudiants seront attirés vers la profession.

 

Au contraire, si l'image de la graphologie n'est pas favorable, les graphologues auront plus de difficultés à trouver des clients ou de nouveaux étudiants et ils pourront trouver peu de satisfaction dans leur implication professionnelle.

 

Les causes déterminantes de l'image

 

Il y a plusieurs raisons pourquoi une image est créée. Il est intéressant de considérer les trois cas suivants: les Détectives privés, les Psychologues en Allemagne et les Graphoanalistes aux U.S.A. Dans le monde de l'investigation, il y a une fascination générale pour le travail du détective privé. Ce n'est sûrement pas relié au nombre de détectives car, au Royaume Uni, en l'an 2000, il y avait seulement 750 membres dans les associations professionnelles (McDermid 2000:4). Il y a une forte évidence pour suggérer que cette forte connaissance, curiosité et peut-être admiration, est fondée dans la fiction populaire qui a été dans l’œil du public, soit dans les livres et la télévision. Sherlock Holmes, Miss Marple, l'inspecteur Poirot, Morse et l'inspecteur Frost ne sont que quelques exemples de noms bien connus au Royaume Uni. (Ces aspects ont été étudiés en profondeur par Gill & Hart en 1997)

 

Les psychologues en Allemagne sont une autre profession qui est intéressante lorsqu'on explore comment une Image est créée. Geuter (1992) explique que la psychologie germanique a progressé rapidement comme profession entre 1935 et 1941. L'expertise du psychologue était recherché dans un très vaste programme pour la sélection du personnel militaire. L'auteur écrit: "Bien que la demande du Wehrmacht pour des services de psychologues a chuté avec la fortune du régime nazi, la base institutionnelle et professionnelle que la psychologie s'était taillée pour elle-même était là pour rester et la psychologie académique a continué de former des psychologues diplômés durant la guerre et par la suite" (tiré de  l'introduction de la page couverture). Cette professionnalisation de la psychologie n'était pas due à un nombre volumineux; en 1940, Geuter estime à environ 700 le nombre de psychologues qui travaillaient à temps plein en Allemagne.

 

En 1929, Milton Bunker a fondé l'IGAS, la Société Internationale de Graphoanalyse, qui a toujours eu son siège social à Chicago, U.S.A. Du point de vue du marketing, Bunker mérite une étude attentive car il était un expert en vente et en relation publique. D'une façon délibérée, il a cherché à créer une image de marque pour sa méthode d'analyse de l'écriture qu'il a appelé "Graphoanalyse". Il le fit nommément pour se différencier de la graphologie. C'est ce qu'explique le Président Ferrara, en 1967, dans une lettre aux futurs étudiants:

 

"En 1910, son attention a été attiré par la graphologie, une méthode populaire d'analyse de l'écriture à son époque. Il s'est vite aperçu que la graphologie était un système imprécis,  en réalité non pas un système, mais une sorte de graphologie de salon." La lettre de Ferrara attribue la reconnaissance de l'analyse de l'écriture à Bunker: "La percée qui a finalement amené un statut scientifique et professionnel à la graphoanalyse est dû entièrement aux recherches inlassables de M. N. Bunker, un des génies authentiques de notre temps."

 

Depuis 1929, IGAS a démontré les talents d'une forte organisation. Des programmes de motivation  à l'interne ont aidé à atteindre et maintenir son niveau dans l'opinion publique. Le bulletin mensuel a donné avec consistance du feed-back sur les activités des membres avec leurs noms, leurs photographies et leurs actions remarquables. Chaque bureau régional (chapitre) a toujours été encouragé à recruter de nouveaux membres, à participer à la recherche, à persuader les membres à enseigner et recruter de nouveaux élèves; des cadeaux ont été utilisés pour récompenser chaque entrevue à la radio ou à la TV ainsi que pour les conférences à un large public. Si le mot "Graphoanalyse" ou "Graphoanaliste" était mentionné dans un journal ou un magazine, encore une fois, il y avait une récompense sous la forme d'une louange.

 

Midge James (1967) a cherché à décrire IGAS en vertu de six critères qui ont rapport au professionnalisme, soit 1) Éducation 2) Auto-éducation 3) Standards techniques, 4) Recherche et développement, 5) Éthique, 6) Discipline. Elle a conclu ainsi: "Selon ces six standards, la Graphoanalyse peut être jugée une profession; et il y a plusieurs signes que cette science est sur la route d'une acceptation professionnelle universelle."

 

Que la Graphoanalyse jouisse aujourd'hui d'un statut scientifique et professionnel est une question à débattre. Nous ne pouvons toutefois pas dénier que l'organisation IGAS a été responsable de la formation de milliers de gens depuis 1929. La copie de Janvier 2000 du journal de la Graphoanalyse parle en terme de "56,000 gradués et étudiants".

 

En prenant ces trois exemples, on peut voir qu'une image est bâtie à partir de plusieurs facteurs, D'une façon simpliste, on pourrait dire que les détectives privés doivent beaucoup aux écrivains de fiction, les psychologues doivent beaucoup aux politiciens et IGAS a démontré que les graphologues sont parfaitement capables d'avoir de l’influence dans le développement de leur propre réputation.

 

Discussion de la méthodologie

 

Le principal problème avec l'image est une question de mesure. Comment s'assurer que notre recherche crée une description valable quand le concept d'image est lui-même une notion nébuleuse, mal définie? Si nous répétions notre recherche, pouvons-nous être assurés que la même réalité serait mesurée?

Philip Kotler est un auteur bien connu de la littérature du marketing et c'est dans ses livres que nous avons trouvé des instructions sur la façon de mesurer l'image. Sa première étape est de mesurer chez le public cible la connaissance de l'objet (produit) en utilisant une échelle de familiarité, par exemple:

 

N'a jamais entendu

Entendu seulement

Connaît un peu

Connaît suffisamment

Connaît assez bien

Connaît très bien

 

La deuxième étape est d'administrer une échelle "d’acceptation" aux répondants qui sont familiers avec l'objet (produit). Cette échelle se lit ainsi:

 

Très peu favorable

Un peu favorable

Indifférent

Favorable

Très favorable

 

La procédure se continue en identifiant différents aspects utilisés par les gens qui considèrent l'objet (le produit).

 

Pour le moment, considérons les deux premières étapes - la familiarité et l’acceptation. Si ces deux étapes étaient appliquées à la graphologie, il faudrait sélectionner un public cible approprié. Les services du graphologue s'adressent à plusieurs groupes qui incluent le public résumé dans le tableau no 1. Dans certains cas, les groupes peuvent payer pour les services graphologiques, dans d’autres cas, ils peuvent être le sujet de leurs analyses.

 

Tableau 1        Marché cible pour les graphologues

 

Audience

 

Relationship to graphology

Le public en général

Les utilisateurs potentiels

Les employeurs

Les utilisateurs potentiels en management du personnel

Les employés

Sujets potentiel d’analyses

Les psychologues

Utilisateurs potentiel et opposants

Les journalistes

Produit des articles /TV et programme de radio

La police

Utilisateurs potentiels

Les professions juridiques

Utilisateurs potentiels d’expertise en écriture

Les investigateurs

Utilisateurs potentiels

Les directeur de ressources humaines

Utilisateurs potentiels en management de ressources humaines

 

Les Recherches sur l’Image de la graphologie déjà en circulation

 

Plusieurs chercheurs ont étudié l’image des graphologues. Une recherche ambitieuse a été publié dans un supplément du bulletin Attualita Grafologica.  Dans cet article (1994), Battolla a obtenu 519 réponses lors d’une étude faite en Italie; Boille a écrit les résultats de son étude en France, impliquant 114 réponses; l’étude de Da Motta au Brésil impliquait 20 réponses. D’autres études ont également été menées, soit celle conduite par courriel auprès de 104 répondants (Bradley, 1999). Une recherche a été menée en 1993 auprès de 1,523 individus pour vérifier l’image sociale des psychologues dans la société espagnole (Diaz 1995). Il a été trouvé que le tiers des répondants (36%) croyaient qu’une connaissance de la graphologie était nécessaire pour travailler comme psychologue, alors que 19% ne savaient pas si c’était nécessaire ou non. L’association avec les psychologues a toujours été forte ailleurs et cette problématique a été examinée à plusieurs reprises par Ceccarelli (1979, 1980, 1994, 1998).

 

De telles études sur l’Image ont mis en lumière trois autres aspects, soit la non connaissance du public, une association avec l’occultisme et une association avec l’expertise judiciaire en écriture. La non reconnaissance est évidente quand les répondants ne sont tout simplement pas au courant  de la graphologie. Dans l’étude déjà citées de Kotler sur les échelles de mesure de l’image, les répondants n’ont jamais entendu parler de graphologie ou ont seulement entendu le nom ou en savent un peu seulement. La familiarité est donc basse. Quand les répondants ont été capable de parler de graphologie, il y a eu parfois une association avec l’astrologie, la chirologie, la lecture des feuilles de thé, etc., des domaines souvent associés à l’occulte. Sur l’échelle d’acceptation de Kotler, cela a comme conséquence d’amener la graphologie vers les résultats qui sont «très défavorables», un peu défavorable ou indifférent». Il y a aussi une association avec l’expertise en document, soit l’identification de l’identité du scripteur ou la recherche d’évidence pour des poursuites civiles ou criminelles.

 

A partir des études disponibles, et tout cela supporté par des évidences anecdotiques, il y a raison de croire que la graphologie a une image fragmentée et inconsistante. Certaines personnes ne connaissent rien à son sujet, d’autres la confondent avec la psychologie, d’autres l’assimilent aux sciences occultes et d’autres enfin l’associent à l’expertise en écritures. Il y a aussi différentes perceptions parmi différents publics. Ainsi, par exemple, les psychologues y sont opposés alors que le public en général y est plus favorable.

 

Une comparaison internationale

 

Pour évaluer l’image internationale du graphologue, il faudrait évidemment y consacrer beaucoup d’efforts et d’argents. Cela voudrait dire qu’il faudrait déterminer le nombre et l’emplacement de chaque public dans chaque pays, élaborer des outils de recherches, les traduire dans les différentes langues, faire des échantillonnagess appropriés et analyser les résultats. Une fois les résultats obtenus, une action pourrait être entreprise pour «changer» l’image. Tout le processus de mesure devrait être répété pour vérifier si un tel changement s’est effectivement produit.

 

Ce serait une tâche de titan que de mener une telle étude sur l’image. Comme première étape, une simple comparaison de nombre a été faite dans le tableau no 2 ci-contre. Le but était de comparer le nombre de graphologues dans les différents pays, d’identifier ceux avec la plus grande densité de graphologues. La mesure de la population active a été choisie plutôt que la superficie ou la population en général.

 

Plusieurs éléments de méthodologie devraient être soulignés. Déterminer le nombre de graphologues dans chaque pays n’a pas été une tâche facile : différentes sources ont été utilisées (voir notes), incluant les Pages Jaunes, le nombre de membres des différentes associations, les étudiants, etc. Bien qu’une définition assez large du graphologue ait été utilisée, les données n’ont pas été collectionnées pour les autres pays, tels les USA, le Canada et le Brésil. Une opinion des gens bien informés a été demandé pour confirmer les chiffres avancés pour le nombres de graphologues. Les chiffres de la population active ont été tirés de l’encyclopédie Britannica 2000. En dépit du désaccord possible sur la véracité du tableau no 2, ce dernier procure une base de discussion.


Tableau 2.          Densité des graphologues dans 16 pays

 

Pays

Nombre estimé de Graphologues

 

Population active

 (000)

1.       Suisse

500

3,860

 

2.       France

5,000

25,871

 

3.       Israël

200

2,100

 

4.       Italie

2,000

22,680

 

5.       Hollande

500

7,358

 

6.       Hongrie

200

4,095

 

7.       Espagne

700

15,625

 

8.       Belgique

180

4,237

 

9.       Austriche

60

3,881

 

10.   Danemark

50

2,812

 

11.   Allemande

600

40,083

 

12.   Norvege

30

2,186

 

13.   Royaume Uni

200

28,271

 

14.   Suède

30

4,319

 

15.   Afrique du Sud

60

11,624

 

16.   Japon

20

66,660

 

 

L’interprétation de ce tableau n’est pas facile. Du point de vue du développement de l’image, nous pouvons assumer qu’il y a un degré élevé de connaissance du terme «graphologie» dans les cinq pays de tête – particulièrement la Suisse. En même temps, on peut s’attendre à ce que la graphologie soit moins connue au Japon, en Afrique du Sud, en Suède, aux R.U. et en Norvège. Une prochaine recherche pourrait se concentrer sur la Suisse, la France, Israël, l’Italie et la Hollande, soit des pays où le nombre de graphologues a permis à la profession de faire sa marque sur le marché du travail.

 

Conclusion

 

Pour conclure, nous pouvons dire que l’image du graphologue est fragmentée et inconsistante. Elle est associée à divers groupes tels que les psychologues, les experts en écritures, les astrologues, etc. De plus, il y a une proportion de la population qui ignore son objet ou son existence. Ce manque de connaissance peut être du au nombre restreint de praticiens dans un pays donné.

 

Bien que non concluant, ces données n’impliquent pas que la graphologie a une bonne image. Et cela devrait être un élément sérieux de réflexion pour la communauté graphologique. Sans une bonne image, les clients seront difficiles à recruter et les nouveaux étudiants vont également y réfléchir à deux fois avant de s’impliquer dans un programme de formation.

 

Face à cette situation, un exercice de développement de l’image s’avère nécessaire. Il est possible de créer une image pour n’importe quel produit ou service – c’est évident au point de vue des théories modernes et des pratiques du marketing. Le cas de l’IGAS montre également que le changement d’image est possible dans le champs de la graphologie. Une étude attentive des méthodes utilisées par IGAS pourrait peut-être donner des idées pour le marketing de la graphologie dans les années à venir.

 



Références et Notes

 

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Notes

 

1.       Le listing des Pages Jaunes pour la plupart des pays peut être consulté sur l’internet  http://www.teldir.com.    Les mots-titres utilisés ont été les suivants :  graphologues; grafologi & skriftidentifikation; graphology, graphologists, handwriting analysis, graphologie et consultations, handwriting analysts and experts, handwriting experts, graphologie, Handschriftendeutung, grafologo, grafologia.

 

2.       The Graphology Digest Factbook – voir Bradley (1999) – donne le nombre des graphologues qui sont membres d’organisation offrant des programmes de formation ou autres services graphologiques.

 

3.       Merci à Doris Gauthier (français) et Anna Dondero (italien) pour leur traduction.

 

4.       Cet article a été préparé pour La conference de Bologne, Italie,   le  9 Septembre 2000.    Copyright 2000 by Nigel Bradley

 



Abstract (English)

 

The social image and occupational status of the graphologist are investigated by examining published data. Three occupational groups are cited to show that image building is complex. These groups are detectives, psychologists and graphoanalysts. Such examples illustrate how status can be modified by unexpected people (e.g. writers of fiction and politicians). They also show that the occupation itself can help to shape reputation. There are obstacles to measuring image in graphology, but an attempt is made to identify countries where graphology is likely to be most well known. The calculation is based on the assumption that the level of awareness is related to the number of practitioners operating in a given country. Important countries are identified as Switzerland, France, Israel, Italy and the Netherlands. It is concluded that the image of the graphologist is fragmented and inconsistent. Part of the population is unaware of its nature or its existence. When it is known it is associated with such diverse groups as psychologists, questioned document examiners and  "occult" practitioners. These facts do not imply that graphology has a good image.  This implication should be a major concern to the graphological community.  Without a good image, clients will be hard to find and new students will also think carefully before committing themselves to a training programme. In this situation a major image-building exercise is necessary.

 


Abstract (in italiano)

 

L'immagine sociale e la collocazione professionale del grafologo sono studiate esaminando dati già pubblicati. Tre gruppi professionali sono citati per mostrare che la costruzione dell'immagine è cosa complessa. Questi gruppi sono i detective, gli psicologi e i grafoanalisti. Tali esempi mostrano come la collocazione possa essere modificata da persone inaspettate (ad es. gli scrittori di narrativa e i politici). Mostrano ugualmente che la professione stessa può aiutare a migliorare la reputazione. Ci sono degli ostacoli a misurare l'immagine in grafologia, ma è stato fatto un tentativo per identificare i Paesi dove la grafologia è probabilmente meglio conosciuta. Il calcolo è basato sul presupposto che il livello di conoscenza sia  in correlazione col numero di persone che la

esercitano in un Paese. I Paesi meglio rappresentati sono la Svizzera, la Francia, Israele, l'Italia e l'Olanda. Si è giunti alla conclusione che l'immagine del grafologo è frammentata ed inconsistente. Una buona parte della popolazione non è al corrente della sua natura o addirittura della sua  esistenza. Quando è conosciuto, è associato a gruppi così  dissimili come psicologi, esaminatori di documenti  e praticanti dell'occulto. Questi fatti non implicano che il grafologo abbia una buona immagine. E questi risultati dovrebbero essere un motivo di preoccupazione  maggiore per la comunità grafologica. Senza una buona immagine, sarà difficile trovare clienti ed i potenziali  studenti ci penseranno bene prima di impegnarsi in un programma di formazione. In questa situazione è necessario un maggiore sforzo di costruzione dell'immagine.


  italiano - espagnol - francais  - Last modified  21 Jan 2005. Corrections to bradlen@graphology.ws